Le développement de Clermont Auvergne Métropole, composée de 21 communes et habitée par plus de 280 000 habitants, repose sur de remarquables aménités environnementales et une capacité ancienne à tirer parti des ressources de son territoire élargi. La perte du statut de capitale régionale en 2016, puis l’accès deux ans plus tard à celui de métropole, apparaissent comme l’occasion pour l’agglomération clermontoise de questionner sa capacité à mobiliser ses ressources et ses acteurs pour redéfinir son image, sa gouvernance et ses stratégies de développement.

Les représentations de la métropole clermontoise
Des représentations anciennement ancrées, associant le territoire clermontois à la ruralité, ainsi que les mutations institutionnelles récentes ont poussé Clermont Auvergne Métropole à revoir ses stratégies en matière d’attractivité. Quelles représentations les acteurs publics comme privés mobilisent-ils pour « faire métropole » et rendre le territoire visible à l’échelle internationale ? Deux dispositifs font l’objet d’une attention particulière : la recherche de labellisations, que celles-ci reposent sur des critères patrimoniaux, environnementaux, culturels, éducatifs, numériques ou d’innovation sociale ; la mise en réseaux des territoires concernés par le développement des activités de l’entreprise Michelin, dont le siège est situé à Clermont-Ferrand. Dans les deux cas, il s’agit d’observer comment ces dispositifs permettent des synergies entre acteurs et encouragent des processus de valorisation et de dévalorisation de parties du territoire métropolitain.

Les coopérations avec les territoires voisins
Clermont Auvergne Métropole entretient différents types de relations avec les territoires qui l’entourent. Il s’agit d’évaluer si, dans ces relations, chacune des parties œuvre au développement de l’ensemble, dans un processus de réciprocité territoriale. L’analyse des documents locaux d’aménagement permet d’abord de dresser un panorama des relations existantes, de cartographier les aires géographiques concernées et d’évaluer les niveaux de coopération. L’analyse plus détaillée des politiques alimentaires questionne ensuite la gouvernance de l’approvisionnement en circuit court et les transformations des paysages périurbains et ruraux qu’elles suscitent. Parallèlement, l’attention portée à la structuration de coopérations interterritoriales autour de la santé, dans le domaine de la cancérologie, interroge la capacité de la métropole à mettre en réseau les acteurs de la santé et à organiser les parcours de soin des patients.

Aux marges de Clermont Auvergne Métropole
Les marges de la métropole clermontoise présentent, comme celles d’autres grandes agglomérations, un fort potentiel de mutabilité, résultant d’un aménagement souvent dicté par des dynamiques économiques et fonctionnelles plutôt que par le souci de préserver des terres agricoles. Une zone urbanisée, située à l’Est de la ville de Clermont-Ferrand, où se superposent infrastructures de mobilités, lotissements, zones d’activités et commerciales, espaces boisés et noyaux villageois anciens, apparaît comme particulièrement représentative de cette situation. La recherche vise à mieux apprécier les modalités de densification de ce territoire, puis à évaluer s’il peut constituer une nouvelle centralité métropolitaine, en posant par le relevé, la cartographie et le projet architectural les bases de nouvelles pratiques d’aménagement susceptibles de mieux intégrer ces espaces à la dynamique métropolitaine.

Thèmes : Coopérations territoriales / L’attractivité en débats / Modes de vie et pratiques habitantes / Ressources, paysages et métabolismes métropolitains / Santé et solidarités

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