L’agglomération lyonnaise connaît une expansion importante depuis plusieurs décennies. Si la Métropole du Grand Lyon est composée de 59 communes et habitée par 1,3 million d’habitants, elle ne couvre qu’une partie restreinte de l’aire d’influence de l’agglomération. Il s’agit, à cette échelle, de s’interroger sur les relations entre la métropole et les autres territoires, en se concentrant sur des enjeux sociaux et économiques, afin de réfléchir aux modalités, aux référentiels et aux outils mobilisables par les métropoles pour réduire les inégalités spatiales.

Les parcours des accédants modestes à la propriété au sein de l’aire métropolitaine
Pour beaucoup de ménages qui travaillent dans le Grand Lyon, l’accession à la propriété d’une maison individuelle passe par le franchissement des limites de la métropole. Il s’agit de préciser ce qui détermine le choix entre un appartement dans une commune de banlieue populaire et une maison individuelle aux confins de l’aire métropolitaine, en portant une attention particulière au coût des mobilités quotidiennes et à la vulnérabilité énergétique. Cela permet de questionner les politiques de solidarité qu’il est possible de mettre en place pour lutter contre les différents types de précarité auxquels peuvent être exposés les ménages périurbains.

Les enjeux de la lutte contre l’étalement urbain
L’attrait pour la maison individuelle contribue, avec d’autres processus, à l’étalement des métropoles jusque dans des territoires dont les fonctions étaient jusqu’alors principalement agricoles ou naturelles. La lutte contre cet étalement urbain apparaît, dans les documents de planification et d’urbanisme des collectivités de l’aire métropolitaine lyonnaise et, en particulier dans les schémas de cohérence territoriale, comme une volonté partagée. En étudiant comment la lutte contre l’étalement urbain est perçue par différents acteurs, il s’agit d’évaluer si les collectivités sont en capacité d’établir une stratégie coordonnée en la matière.

Les relations entre le Grand Lyon et les communautés limitrophes
Des dynamiques de coopération entre l’institution métropolitaine et les collectivités voisines existent. Il s’agit de les donner à voir, en mettant en évidence la diversité des intérêts à coopérer et des moyens pour le faire. L’analyse porte notamment sur les syndicats mixtes auxquels la métropole et les collectivités limitrophes adhèrent. Deux domaines de coopération, pouvant particulièrement donner lieu à des complémentarités entre territoires, feront l’objet d’une analyse détaillée : les politiques du transport ainsi que les modalités de gestion de l’offre de loisirs, de culture et de tourisme.

Étudier dans le Grand Lyon en étant originaire de l’aire métropolitaine
Parmi les résidents des territoires de l’aire métropolitaine éloignés des centralités lyonnaises, les étudiants sont confrontés à des choix résidentiels et de lieux d’étude spécifiques, qui peuvent avoir des effets sur leurs parcours, et notamment leur capacité à accéder à des études longues ou particulièrement valorisées. Il s’agit de comprendre les ressorts des choix étudiants et d’identifier les leviers d’intervention des collectivités territoriales, en particulier en ce qui concerne la localisation et l’attractivité de différents sites universitaires, mais aussi l’organisation des mobilités et des lieux de résidence des étudiants.

Thèmes : Coopérations territoriales /Modes de vie et pratiques habitantes / Mobilités / Santé et solidarités

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