Marseillan, commune de 7000 habitants, connaît une importante activité touristique qui multiplie la population de la commune par presque dix entre la saison basse et la haute saison. Sa population est donc largement composite, entre les habitants à l’année, les résidents secondaires réguliers et les touristes plus occasionnels mais extrêmement nombreux. Cette situation particulière pose des enjeux de gouvernance urbaine, en lien aux réseaux et aux projets d’aménagement.

Une ville touristique soumise aux fluctuations de population

La forme urbaine de Marseillan et les temporalités de fonctionnement de cette commune sont très fortement influencées par le tourisme. Cette importante activité touristique de Marseillan induit de grandes variations démographiques saisonnières. La population y est presque multipliée par dix au plus fort de la saison, passant de 8 000 habitants en hiver à près de 60 000 en été. Le cas de Marseillan est emblématique de très nombreuses petites et moyennes villes françaises où le tourisme constitue l’une des principales activités économiques. Ainsi, la commune s’organise de façon bicéphale entre Marseillan village dans les terres, à côté de l’étang de Thau, et Marseillan plage, la station balnéaire où se concentrent les résidences secondaires (présence de très gros campings).

Hors saison, une gouvernance urbaine et une organisation à repenser

Cette situation a des conséquences importantes en matière de gouvernance urbaine que la recherche vise à analyser. Il s’agit d’étudier les modalités d’organisation de l’action publique et de la gestion urbaine dans ce contexte d’une population à deux vitesses. Comment gérer une ville soumise à ces fluctuations saisonnières ? Quelles sont les conséquences sur les modes de vie des habitants, permanents comme occasionnels ? Comment organiser la ville dans ses ressorts techniques, liés à la gestion des réseaux d’eau, des déchets ? L’action publique urbaine s’exerce dans des situations radicalement différentes en saison et hors saison, ce qui pose des problèmes d’organisation très spécifiques et pèse sur les conditions de cette action. En outre, les équilibres sociopolitiques qui sous-tendent la vie de la commune sont significativement dépendants de cette situation.

Une approche multisectorielle de la variation démographique

Ce travail, basé sur des entretiens et des observations commentées par les acteurs, viendra ainsi interroger les paradoxes de l’action publique locale en situation de variation démographique extrême, sur des sujets aussi divers que l’aménagement urbain, la gestion des services urbains, les politiques touristiques, la gestion des équipements et des espaces publics, la régulation des marchés de l’habitat, les questions environnementales ou encore l’animation et la vie locale.

Les élus locaux et les services de la collectivité contribuent, avec l’équipe de recherche, à mettre en exergue les problèmes spécifiques liés à la production de l’action publique dans un contexte de variations démographiques extrêmes. La coopération de recherche repose sur des rencontres régulières avec les acteurs locaux. Par ailleurs, la situation de Marseillan sera rapportée à celles d’autres villes au profil similaire, qui constitueront des études de cas secondaires à des fins comparatives.

Equipe de recherche

Joël Idt, Responsable scientifique, Université Paris-Est Marne-la-Vallée – Lab’Urba

Jules Mathieu Meunier – Lab’Urba

Lucie Renou, LATTS

 

Elus

Yves Michel, Maire de Marseillan

Jean-Claude Aragon, Conseiller municipal, délégué aux travaux et aux services techniques

professionnels

Fabrice Garcia, Directeur de l’Urbanisme de Marseillan

Michaël Gueylard, Directeur général des services de Marseillan

Documents

Evenements

  • 7-8/10 - Forum Popsu Territoires - Marseillan : Paradoxes et évolutions contemporaines des stations balnéaires littorales : le cas de Marseillan